5 choses que vous apprendrez
- Ce qu’est une absolution, et pourquoi il s’agit d’une déclaration de culpabilité sans condamnation
- Quand une absolution est retirée du CIPC, et pourquoi, au Québec, c’est à vous de faire retirer la mention du plumitif
- Ce qui peut transformer une absolution conditionnelle en condamnation
- Comment une absolution peut influer sur l’immigration, la citoyenneté et les voyages aux États-Unis
- Que répondre lorsqu’un formulaire d’emploi vous demande si vous avez déjà été condamné
Dans cet article (sommaire)
- Qu’est-ce qu’une absolution en matière criminelle au Canada ? (Contexte québécois)
- Absolution inconditionnelle et absolution conditionnelle : la différence sur le plan juridique
- Absolution inconditionnelle, absolution conditionnelle et condamnation : comparaison rapide
- Une absolution correspond-elle à un casier judiciaire ? Ce que voient les employeurs et les vérifications d’antécédents
- Absolution et immigration au Canada
- Voyager aux États-Unis après une absolution
- Absolution et mesures de rechange au Québec : deux voies distinctes
- Exemples de cas réels
- Quand consulter un avocat en droit criminel
- Foire aux questions
Une absolution inconditionnelle et une absolution conditionnelle sont les deux façons dont un tribunal du Québec — ou de n’importe où ailleurs au Canada — peut vous déclarer coupable d’une infraction sans inscrire de condamnation contre vous.
Alors, une absolution figure-t-elle à votre casier judiciaire ? Pas au sens d’une condamnation — mais elle laisse des traces pendant un certain temps. Une absolution demeure dans la base de données nationale de la police de la GRC pendant un an (absolution inconditionnelle) ou trois ans (absolution conditionnelle) avant d’en être retirée automatiquement, et au Québec, elle reste aussi dans les dossiers publics du tribunal jusqu’à ce que vous présentiez une demande pour qu’elle n’y soit plus communiquée.
Cela ne les rend pas sans risque pour autant : l’une comme l’autre peuvent soulever des questions distinctes en matière d’emploi, d’immigration et de voyage aux États-Unis. Si vous faites face à une accusation criminelle au Québec, ces différences méritent d’être abordées avec un avocat en droit criminel avant d’inscrire un plaidoyer.

Qu’est-ce qu’une absolution en matière criminelle au Canada ? (Contexte québécois)
Une absolution n’est possible que pour les infractions qui ne comportent pas de peine minimale et qui ne sont pas punissables de 14 ans ou de l’emprisonnement à perpétuité. Dans cette limite, l’article 730 du Code criminel permet au tribunal d’absoudre une personne accusée — inconditionnellement, ou aux conditions prévues dans une ordonnance de probation — « s’il considère qu’il y va de l’intérêt véritable de l’accusé sans nuire à l’intérêt public », au lieu de la condamner.
Selon le paragraphe 730(3), la personne absoute est « réputée ne pas avoir été condamnée à l’égard de l’infraction », sous réserve de quelques exceptions techniques (comme un appel de l’absolution elle-même). En clair : vous avez été déclaré coupable, mais la loi vous traite comme si vous n’aviez jamais été condamné.

Absolution inconditionnelle et absolution conditionnelle : la différence sur le plan juridique
L’absolution inconditionnelle prend effet immédiatement, sans aucune condition rattachée. Une fois que le juge l’accorde, vous n’avez aucune condition de probation à respecter — même si le tribunal peut tout de même rendre des ordonnances qui s’appliquent aussi aux absolutions, comme la suramende compensatoire prévue à l’article 737 du Code criminel (dont le juge peut dispenser la personne en cas de préjudice injustifié).
L’absolution conditionnelle s’accompagne d’une ordonnance de probation — des conditions fixées par le tribunal, à respecter pendant une période déterminée pouvant aller jusqu’à trois ans, comme l’obligation de se présenter auprès d’un agent de probation (au Québec, par l’intermédiaire des Services correctionnels du Québec) ou de rester loin d’une personne ou d’un lieu en particulier.
C’est là que se situe le risque qui persiste. Selon le paragraphe 730(4), si vous êtes condamné pour une infraction pendant votre probation — y compris un manquement à l’ordonnance de probation elle-même — le tribunal qui a rendu l’ordonnance peut révoquer l’absolution. Il peut alors vous condamner pour l’infraction initiale et vous imposer toute peine qui aurait pu être imposée au moment de l’absolution.
En pratique, un rendez-vous manqué peut mener à une accusation de manquement, et une condamnation pour ce manquement — ou pour toute nouvelle infraction — peut transformer après coup une absence de condamnation en condamnation.
Absolution inconditionnelle, absolution conditionnelle et condamnation : comparaison rapide
Voici comment les trois issues se comparent sur les points qui comptent le plus après la détermination de la peine.
| Issue | Absolution inconditionnelle | Absolution conditionnelle | Condamnation |
| Déclaration de culpabilité | Oui | Oui | Oui |
| Condamnation inscrite au dossier ? | Non — réputée non condamnée | Non — réputée non condamnée, sauf révocation ultérieure | Oui |
| Conditions / probation | Aucune | Oui, jusqu’à 3 ans | Selon la peine |
| Dossier retiré du CIPC | Automatiquement, après 1 an | Automatiquement, après 3 ans | Pas automatique |
| Suspension du casier nécessaire pour que le dossier n’apparaisse pas dans les vérifications du CIPC ? | Non | Non | Oui — généralement possible après un délai d’attente (certaines infractions ne sont pas admissibles) |
Une absolution correspond-elle à un casier judiciaire ? Ce que voient les employeurs et les vérifications d’antécédents
À strictement parler, non — une absolution n’est pas une condamnation. Mais elle n’est pas invisible pour autant, du moins pas tout de suite. Beaucoup de vérifications d’antécédents interrogent le CIPC (Centre d’information de la police canadienne), la base de données nationale de la police de la GRC. En vertu de l’article 6.1 de la Loi sur le casier judiciaire, le commissaire retire automatiquement toute mention d’une absolution de ce fichier — un an après une absolution inconditionnelle, ou trois ans après une absolution conditionnelle. Vous n’avez ni demande à faire ni frais à payer pour ce retrait.
C’est pourquoi la Commission des libérations conditionnelles du Canada précise que vous n’avez pas à présenter de demande de suspension du casier judiciaire si votre dossier ne comporte qu’une absolution inconditionnelle ou conditionnelle. Une exception toutefois : le retrait automatique vise les absolutions accordées à compter du 24 juillet 1992. Les absolutions plus anciennes ne sont généralement retirées que sur demande écrite adressée aux Services d’épuration des dossiers et de suspension des casiers judiciaires de la GRC, que la Commission désigne comme point de contact pour les questions sur les absolutions.
Au Québec, une absolution peut apparaître à un autre endroit : les dossiers publics du tribunal, appelés le plumitif. Le retrait du CIPC ne nettoie pas ce dossier à lui seul — après une absolution, vous devez déposer au palais de justice une demande de non-communication de renseignements contenus aux registres et relevés informatisés en matière criminelle pour que l’absolution n’apparaisse plus dans les dossiers publics du tribunal; le délai d’attente est indiqué sur le formulaire. Vous pouvez aussi demander au poste de police de détruire vos empreintes et votre photo; les policiers transmettent ensuite la demande à la GRC.
Du côté de l’emploi, l’article 18.2 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec prévoit que « nul ne peut congédier, refuser d’embaucher ou autrement pénaliser dans le cadre de son emploi une personne du seul fait qu’elle a été déclarée coupable d’une infraction pénale ou criminelle, si cette infraction n’a aucun lien avec l’emploi ou si cette personne en a obtenu le pardon ».
Le texte ne précise pas exactement comment cette protection s’applique à une absolution plutôt qu’à une condamnation, de sorte que la réponse peut dépendre des faits. Si vous croyez qu’un dossier criminel — ou une absolution passée — a joué un rôle dans une décision d’embauche ou d’emploi, un avocat peut vous présenter vos options.

Absolution et immigration au Canada
L’interdiction de territoire pour criminalité, en droit de l’immigration, repose généralement sur l’existence d’une « condamnation ». Puisqu’une absolution est réputée ne pas constituer une condamnation en vertu du paragraphe 730(3), elle est depuis longtemps considérée, en principe, comme n’entraînant pas à elle seule ce type d’interdiction de territoire.
Une absolution accordée à l’étranger peut aussi être reconnue, mais seulement si elle satisfait à un test en trois volets exposé dans le guide ENF 3 d’IRCC sur l’exécution de la loi (2022) : un système juridique globalement similaire, une loi étrangère similaire par son objet, son contenu et ses effets, et l’absence de motif valable de ne pas la reconnaître. Même dans ce cas, pour des actes commis à l’extérieur du Canada, la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés permet de conclure à l’interdiction de territoire du seul fait d’avoir commis l’acte en cause, et pas seulement sur la base d’une condamnation (article 36).
La citoyenneté obéit à des règles plus tranchées, et elles s’appliquent bel et bien à une absolution conditionnelle. En vertu de la Loi sur la citoyenneté, vous ne pouvez ni recevoir la citoyenneté ni prêter le serment tant que vous êtes sous le coup d’une ordonnance de probation (article 22), et les jours passés en probation ne comptent pas dans la durée de présence effective exigée (article 21). Si vous êtes résident permanent et prévoyez présenter une demande, tenez compte de la période de probation dans votre échéancier.
En dehors de ces règles sur la citoyenneté, une absolution n’est tout de même pas automatiquement sans conséquence pour toute demande d’immigration. Les agents examinent l’ensemble du dossier, et plus d’une infraction, une accusation non résolue, ou une absolution révoquée par la suite en vertu du paragraphe 730(4) peuvent changer la donne.
Lisez aussi attentivement les questions des formulaires d’immigration : de nombreux formulaires d’IRCC demandent si vous avez déjà été arrêté ou accusé d’une infraction, et pas seulement si vous avez été condamné. Ne pas mentionner une absolution alors que la question la couvre peut mener à une conclusion de fausses déclarations, ce qui comporte ses propres conséquences. Si les conséquences en matière d’immigration vous préoccupent, il vaut la peine de faire examiner votre dossier par un avocat en immigration ou en droit criminel avant de soumettre quoi que ce soit.
Voyager aux États-Unis après une absolution
Les États-Unis définissent la « condamnation » (conviction), aux fins de l’immigration, de façon plus large que le Canada. Selon l’article 1101(a)(48)(A) du titre 8 du Code des États-Unis (U.S. Code), une personne est considérée comme condamnée si un juge ou un jury l’a déclarée coupable — ou si elle a plaidé coupable ou admis des faits suffisants pour constituer une déclaration de culpabilité — et que le juge a imposé « une forme de peine, de pénalité ou de restriction à la liberté de la personne ».
La probation, condition rattachée à l’absolution conditionnelle, peut entrer dans cette définition plus large — de sorte qu’une absolution conditionnelle considérée comme une « non-condamnation » ici peut être interprétée autrement par un agent frontalier américain. Une absolution inconditionnelle ne comporte pas de probation, de sorte qu’elle correspond moins bien au second volet de ce test — même si, lorsqu’elle s’accompagne d’une suramende compensatoire ou d’une autre ordonnance, ce détail peut aussi compter.
Cela ne règle toutefois pas la question. Le droit américain rend aussi inadmissibles les personnes qui admettent avoir commis les éléments essentiels de certaines infractions — un crime impliquant une turpitude morale ou une infraction en matière de drogue — même sans condamnation (article 1182(a)(2)(A)(i) du titre 8 du Code des États-Unis), et un agent frontalier peut poser des questions sur les faits à l’origine d’une absolution. À notre connaissance, aucune directive canadienne ou américaine publiée n’indique d’avance comment une absolution donnée sera traitée à la frontière.
Comme le résultat ne peut être prédit avec certitude dans un sens ou dans l’autre, il est plus prudent de parler de votre absolution à un avocat avant de planifier un voyage aux États-Unis — pas après avoir déjà été intercepté à la frontière. Si vous êtes jugé non admissible, les citoyens canadiens peuvent demander à l’avance une dispense d’entrée aux États-Unis (formulaire I-192, Application for Advance Permission to Enter as a Nonimmigrant) auprès du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (CBP).
Absolution et mesures de rechange au Québec : deux voies distinctes
Une absolution est accordée par un juge au moment de la détermination de la peine, après un plaidoyer de culpabilité ou une déclaration de culpabilité. Les mesures de rechange constituent une voie distincte, qui peut détourner un dossier du tribunal avant même qu’un juge ne se prononce sur la culpabilité.
Depuis le 18 juillet 2026, elles sont régies par la nouvelle partie XXII.2 du Code criminel, ajoutée par la Loi visant à protéger les victimes (L.C. 2026, ch. 19). Parmi d’autres conditions, la personne doit y consentir librement et accepter sa responsabilité à l’égard de l’acte.
Au Québec, les mesures de rechange pour adultes sont offertes dans le cadre du Programme de mesures de rechange général pour adultes (PMRG). Les deux voies peuvent éviter qu’une condamnation figure à votre dossier, mais elles se décident à des moments différents d’un dossier, et l’une ne remplace pas l’autre.
Exemples de cas réels
Les exemples suivants sont des cas composites qui illustrent la façon dont les absolutions se déroulent en pratique. Il ne s’agit pas de dossiers de clients réels de Guzun et Associés Avocats, et l’issue dépend toujours des faits propres à chaque dossier.
Amélie, dans la jeune vingtaine, a été accusée de vol de moins de 5 000 $ après un premier incident de vol à l’étalage. Sans antécédents et avec un emploi qui exigeait un dossier vierge, elle a plaidé coupable, et le tribunal lui a accordé une absolution inconditionnelle plutôt qu’une condamnation. Un an plus tard, l’absolution a été retirée automatiquement du CIPC; elle a ensuite déposé une demande de non-communication au palais de justice pour qu’elle n’apparaisse plus au plumitif.
Jordan a été accusé de voies de fait simples à la suite d’une altercation à l’extérieur d’un bar. Le tribunal lui a accordé une absolution conditionnelle, avec des conditions de probation incluant un suivi psychosocial et une présence régulière auprès d’un agent de probation. En cours de probation, Jordan a manqué deux rendez-vous prévus et a été accusé d’avoir manqué à son ordonnance de probation. Une fois Jordan condamné pour ce manquement, le tribunal a révoqué l’absolution et l’a déclaré coupable de l’infraction initiale.
Quand consulter un avocat en droit criminel
La possibilité même d’obtenir une absolution dépend de l’infraction, de votre dossier et de la façon dont la Couronne et le tribunal soupèsent l’intérêt public — ce n’est pas quelque chose qu’un article général peut évaluer.
Les tribunaux tiennent souvent compte de facteurs comme la gravité de l’infraction, le fait qu’il s’agisse d’une première infraction, les signes de remords ou les démarches entreprises pour réparer le préjudice, et l’effet qu’aurait une condamnation sur votre travail, vos études ou votre statut d’immigration. Un avocat peut vous dire rapidement si votre accusation s’y prête, vous aider à réunir des documents à l’appui (par exemple, une lettre d’employeur ou une preuve de suivi psychosocial ou de dédommagement) et plaider en faveur d’une absolution.
Il vaut aussi la peine de consulter un avocat si :
- on vous accuse d’avoir manqué aux conditions d’une absolution conditionnelle;
- vous devez composer avec une absolution passée dans le cadre d’une demande d’immigration ou d’un voyage aux États-Unis;
- un employeur ou une vérification d’antécédents a soulevé une absolution vieille de plusieurs années;
- vous avez besoin d’aide pour faire retirer une mention du plumitif ou pour demander à la police de détruire vos empreintes et votre photo.

Foire aux questions
1. Une absolution inconditionnelle équivaut-elle à un verdict de non-culpabilité ?
Non. Une absolution inconditionnelle exige tout de même un plaidoyer de culpabilité ou une déclaration de culpabilité — le tribunal omet simplement d’inscrire une condamnation. C’est différent d’un acquittement, même si ni l’un ni l’autre ne laisse de condamnation à votre dossier.
2. Combien de temps une absolution conditionnelle demeure-t-elle à mon dossier ?
Elle est retirée automatiquement de la base de données nationale du CIPC trois ans après l’ordonnance du tribunal, en vertu de la Loi sur le casier judiciaire — aucune demande de suspension du casier n’est nécessaire. Au Québec, les dossiers publics du tribunal (le plumitif) sont distincts : vous devez déposer une demande de non-communication au palais de justice pour que l’absolution y soit tenue à l’écart.
3. Puis-je voyager aux États-Unis avec une absolution conditionnelle ?
Cela dépend de facteurs qui ne sont pas entièrement prévisibles depuis le Canada. Le droit américain de l’immigration définit la « condamnation » plus largement que le droit canadien, et la probation rattachée à une absolution conditionnelle peut parfois entrer dans cette définition américaine plus large. Parlez-en à un avocat avant de voyager si cela s’applique à vous.
4. Que se passe-t-il si je manque aux conditions de mon absolution conditionnelle ?
Manquer à une ordonnance de probation sans excuse raisonnable constitue en soi une infraction criminelle. Si vous êtes condamné pour ce manquement — ou pour toute nouvelle infraction — pendant votre probation, le tribunal qui a imposé les conditions peut révoquer l’absolution, vous condamner pour l’infraction initiale, et vous imposer une peine comme si vous aviez été condamné à ce moment-là.
5. Si un formulaire d’emploi me demande si j’ai déjà été condamné, que dois-je répondre ?
En vertu du paragraphe 730(3) du Code criminel, la personne qui obtient une absolution est réputée ne pas avoir été condamnée; si le formulaire ne porte donc que sur les condamnations, la réponse est généralement non. Lisez toutefois attentivement la formulation : certains formulaires demandent si vous avez déjà été accusé, avez plaidé coupable ou avez été déclaré coupable — et une absolution comporte bel et bien une déclaration de culpabilité. Si la formulation est ambiguë ou si l’enjeu est important (permis professionnel, habilitation de sécurité), vérifiez auprès d’un avocat avant de répondre.
Cet article est fourni à des fins d’information générale et éducative seulement et ne constitue pas un avis juridique. La lecture de cet article ne crée pas de relation avocat-client avec Guzun et Associés Avocats. Le droit criminel canadien — y compris les options en matière de peine comme l’absolution, les délais de retrait du dossier prévus par la Loi sur le casier judiciaire, et les conséquences d’un dossier criminel sur l’immigration ou le passage à la frontière — dépend grandement des faits propres à chaque dossier et de règles qui peuvent changer avec le temps. Pour obtenir des conseils sur votre situation, consultez un avocat en droit criminel.
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