Dans cet article
- Option 1 : le permis de travail PSTQ lié à un employeur donné
- Option 2 : le permis de travail ouvert transitoire (PTOT) pour les détenteurs d’un CSQ
- Option 3 : le permis lié à un employeur donné pour détenteurs d’un CSQ, sans EIMT
- Qu’en est-il de votre époux ou conjoint de fait ?
- Statut maintenu, rétablissement et travail sans permis
- Exemples de cas réels
- Quand consulter un avocat en immigration
- Foire aux questions
Si votre demande de résidence permanente au Québec est toujours en traitement, vous pourriez continuer à travailler au Québec entretemps — mais le permis de travail qui s’applique dépend exactement de l’étape où en est votre dossier.
Une personne qui détient déjà un Certificat de sélection du Québec (CSQ) et qui a soumis une demande fédérale peut être admissible à un permis de travail ouvert transitoire (PTOT) une fois que cette demande a subi la vérification de l’exhaustivité. Une personne invitée dans le cadre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) du Québec, qui a soumis une demande de sélection permanente et qui travaille déjà au Québec avec un permis lié à un employeur donné peut plutôt être admissible à un permis de travail temporaire, lié à un employeur donné, pour lequel l’IRCC n’accepte les demandes que jusqu’au 31 décembre 2026.
Une troisième voie — un permis de travail fermé, lié à un employeur donné, sans évaluation de l’impact sur le marché du travail (EIMT) — existe pour les détenteurs d’un CSQ qui vivent déjà au Québec. Choisir la mauvaise voie, ou présumer que les trois s’appliquent à vous en même temps, peut créer des interruptions dans votre autorisation de travailler.
(Si vous êtes un nouveau diplômé qui hésite encore à demander le permis de travail postdiplôme (PTPD), ses règles sont distinctes ; si vous détenez déjà un PTPD et un CSQ, l’option 3 ou le PTOT peut être votre prochaine étape.)

Le tableau ci-dessous compare les trois principales voies côte à côte.
| Permis de travail PSTQ lié à un employeur donné | Permis de travail ouvert transitoire (PTOT) | Permis lié à un employeur donné pour détenteurs d’un CSQ au Québec | |
| Pour qui ? | Demandeurs principaux du PSTQ ayant soumis leur demande de sélection permanente et titulaires d’un permis lié à un employeur du Québec qui expire au plus tard le 31 décembre 2026 (ou récemment expiré) | Détenteurs d’un CSQ qui sont le demandeur principal d’une demande fédérale de résidence permanente ayant subi la vérification de l’exhaustivité | Demandeurs principaux détenant un CSQ admissible et la lettre d’acceptation du Québec, vivant au Québec, titulaires d’un permis de travail valide (ou d’un statut maintenu) et d’une offre d’emploi au Québec, avant ou après la demande de résidence permanente |
| Lié à un seul employeur ? | Oui — l’employeur nommé sur votre permis actuel | Non — permis ouvert, mais le lieu de travail est limité au Québec | Oui — l’employeur nommé dans l’offre d’emploi |
| EIMT et frais | Aucune EIMT ; l’employeur n’a pas à payer les frais relatifs à la conformité de l’employeur de 230 $ ; vous payez les frais de traitement de 155 $ (plus 85 $ pour la biométrie, au besoin, et 246,25 $ si vous devez rétablir votre statut) | Aucune EIMT ; vous payez les frais de traitement du permis de travail (155 $) et les frais pour les titulaires de permis de travail ouvert (100 $) | Dispense d’EIMT, mais l’employeur paie les frais relatifs à la conformité de l’employeur de 230 $ |
| Durée de validité | Jusqu’à 12 mois | Permis initial généralement de 24 mois ou jusqu’à l’expiration du passeport, selon la première éventualité ; prolongations habituellement de 12 mois | Jusqu’à 2 ans, selon la durée de l’offre d’emploi |
| Date limite pour présenter une demande | Demandes acceptées jusqu’au 31 décembre 2026 | Aucune date limite fixe — accessible dès que vous remplissez les conditions d’admissibilité | Aucune date limite fixe pour cette catégorie elle-même |
Option 1 : le permis de travail PSTQ lié à un employeur donné
Cette option découle d’une politique publique temporaire que l’IRCC a mise en place pour les travailleurs dont la demande est en cours dans le cadre du PSTQ. Elle est plus restreinte qu’il n’y paraît. Vous devez généralement remplir toutes les conditions suivantes :
- vous avez été invité à présenter une demande de sélection permanente dans le cadre du PSTQ et vous l’avez soumise au ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec (MIFI) à titre de demandeur principal ;
- vous détenez un permis de travail lié à un employeur du Québec (au titre du Programme des travailleurs étrangers temporaires ou du Programme de mobilité internationale) qui expire au plus tard le 31 décembre 2026 — ou qui a expiré après que vous avez demandé sa prolongation, ou encore qui a expiré entre le 13 mars et le 31 décembre 2026 sans demande de prolongation — vous êtes alors sans statut, devez aussi demander le rétablissement de votre statut (frais de 246,25 $) et ne pouvez pas travailler tant qu’il n’est pas rétabli ;
- vous avez une nouvelle offre d’emploi de l’employeur nommé sur ce permis et vous continuerez de travailler au Québec.
Si vous détenez plutôt un permis de travail ouvert, comme un permis de travail postdiplôme, cette mesure, telle qu’elle est rédigée, ne vous vise pas.
Votre employeur transmet la nouvelle offre d’emploi par le portail des employeurs de l’IRCC — il n’a pas besoin d’obtenir une EIMT, ni de payer les frais habituels relatifs à la conformité de l’employeur de 230 $. Selon l’IRCC, ce permis permet aux travailleurs admissibles de continuer à travailler pour leur employeur actuel pendant au plus 12 mois supplémentaires, le temps que leur dossier provincial soit étudié.
Attention à l’échéance : l’IRCC n’accepte les demandes dans le cadre de cette mesure que jusqu’au 31 décembre 2026, et la politique peut être révoquée en tout temps, sans préavis. Si vous n’avez pas encore soumis votre demande de sélection permanente, notre feuille de route Arrima et PSTQ détaille l’échéancier complet, de l’invitation jusqu’à la date limite.
Option 2 : le permis de travail ouvert transitoire (PTOT) pour les détenteurs d’un CSQ
Le permis de travail ouvert transitoire vous permet de continuer à travailler pendant que vous attendez le résultat de votre demande de résidence permanente. Contrairement à l’option 1, il n’est pas lié à un seul employeur.
Pour les travailleurs qualifiés du Québec, toutefois, les instructions de l’IRCC à ses agents limitent le lieu de travail à la province de Québec. Comme ces dossiers de résidence permanente prennent généralement 24 mois ou plus, le premier PTOT est habituellement délivré pour 24 mois ou jusqu’à l’expiration du passeport, selon la première éventualité ; s’il y a lieu, les prolongations sont normalement de 12 mois.
Pour être admissible à titre de travailleur qualifié du Québec, l’IRCC exige généralement que vous répondiez à toutes les conditions suivantes :
- vous déteniez un CSQ valide au moment de votre demande de résidence permanente ;
- vous êtes le demandeur principal de cette demande ;
- vous vivez au Canada et avez l’intention de vivre au Québec ;
- votre demande de résidence permanente a subi la vérification de l’exhaustivité (l’examen initial par lequel l’IRCC confirme que le dossier est complet) ;
- vous remplissez l’une de trois conditions de statut : un statut de résident temporaire valide avec un permis de travail valide, un permis de travail expiré mais un statut maintenu de travailleur, ou l’admissibilité au rétablissement de votre statut pour obtenir un nouveau permis.
La demande se fait en ligne, en sélectionnant « Permis de travail ouvert ». L’IRCC demande une copie de votre CSQ et une copie de la lettre indiquant votre numéro de demande de résidence permanente (il commence par la lettre « E »), et vous indique de répondre « oui » à la question vous demandant si vous avez été approuvé en principe pour obtenir la résidence permanente.
L’IRCC facture généralement deux frais officiels distincts : les frais de traitement du permis de travail (155 $) et les frais pour les titulaires de permis de travail ouvert (100 $), plus 85 $ pour la biométrie si on vous demande de la fournir. Certains sites présentent le total de 255 $ comme des « frais de PTOT » uniques, mais il s’agit bien de deux frais distincts. Si possible, présentez votre demande avant l’expiration de votre permis actuel — c’est généralement ce qui vous permet de continuer à travailler pendant que l’IRCC rend sa décision (voir la section sur le statut maintenu plus bas).

Option 3 : le permis lié à un employeur donné pour détenteurs d’un CSQ, sans EIMT
Indépendamment de la mesure de facilitation du PSTQ, un détenteur d’un CSQ qui vit déjà au Québec peut généralement demander un permis de travail fermé, lié à un employeur donné, dispensé d’EIMT, s’il :
- détient un CSQ obtenu dans un programme admissible, comme le Programme régulier des travailleurs qualifiés ou le Programme de l’expérience québécoise (l’IRCC énumère les codes de catégorie acceptés, inscrits à la section 9 du CSQ) ;
- est le demandeur principal et peut fournir la lettre du Québec acceptant sa demande de sélection permanente ;
- détient un permis de travail valide (ouvert ou fermé), bénéficie du statut maintenu ou est admissible au rétablissement de son statut ;
- a une offre d’emploi d’un employeur du Québec.
Cette voie est accessible avant comme après le dépôt de la demande fédérale de résidence permanente. Si vous ne l’avez pas encore déposée, votre CSQ doit être valide au moment de la demande de permis ; si vous l’avez déposée, il devait être valide à ce moment-là et votre demande de résidence permanente doit être toujours en traitement. Pour les CSQ délivrés dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés et du Programme de l’expérience québécoise, le ministère de l’Immigration du Québec précise qu’aucun CAQ n’est exigé dans l’un ou l’autre cas ; si votre CSQ relève d’un autre programme, vérifiez-le avant de présenter votre demande.
Une fois que votre demande de résidence permanente a subi la vérification de l’exhaustivité, le PTOT est généralement l’option la plus souple.
Cette voie utilise la catégorie « Dispense de l’étude d’impact sur le marché du travail », et le permis obtenu est valide pour la durée de l’offre d’emploi, jusqu’à un maximum de deux ans. Avant votre demande, l’employeur soumet l’offre d’emploi à l’IRCC et, contrairement au permis facilité par le PSTQ, paie les frais relatifs à la conformité de l’employeur de 230 $.
Un programme connexe, mais distinct — les permis de travail ouverts pour les détenteurs d’un CSQ qui vivent à l’extérieur du Québec — a actuellement ses invitations suspendues pour une durée indéterminée ; seuls les travailleurs ayant reçu une lettre d’invitation avant le 16 janvier 2025 sont encore traités dans le cadre de ce programme. Ne présumez pas que cette option vous est ouverte simplement parce que vous détenez un CSQ.

Qu’en est-il de votre époux ou conjoint de fait ?
L’admissibilité du conjoint est une source fréquente de confusion, car trois régimes différents peuvent s’appliquer selon le permis utilisé par le demandeur principal.
Dans le cadre de la politique publique du PSTQ, votre époux ou conjoint de fait peut être admissible à un permis de travail ouvert s’il figure comme membre de la famille qui vous accompagne sur votre demande de sélection permanente. Ce critère diffère de celui de la catégorie de permis de travail ouvert pour membre de la famille, destinée aux travailleurs ayant déjà présenté une demande de résidence permanente dans le cadre d’un programme économique admissible — ce qui inclut les détenteurs d’un CSQ de la catégorie des travailleurs qualifiés du Québec.
Cette catégorie exige plutôt que votre propre permis de travail ait été délivré parce que vous avez présenté une demande de résidence permanente dans un programme économique admissible (le PTOT en est l’exemple type) et qu’il demeure valide pendant au moins six mois après que l’IRCC a reçu la demande de votre conjoint — cette version de la règle ne comporte aucune exigence de catégorie FEER ni de profession hautement qualifiée.
Attention de ne pas appliquer ici la règle plus stricte des catégories FEER 0/1 (ou FEER 2/3 figurant sur la liste) et des 16 mois : cette version s’applique aux conjoints de travailleurs hautement qualifiés qui n’ont pas présenté de demande de résidence permanente, et non aux conjoints de demandeurs de résidence permanente sélectionnés par le Québec.
Enfin, pour le permis de travail ouvert distinct du Programme de mobilité internationale Plus (PMI+), offert uniquement aux détenteurs d’un CSQ ayant reçu une lettre d’invitation du Québec avant le 16 janvier 2025, l’époux ou le conjoint de fait peut obtenir un permis de travail ouvert pour une durée maximale de trois ans — mais, encore une fois, cela ne s’applique qu’au groupe précis encore traité dans le cadre de cet ancien mécanisme d’invitation.
Statut maintenu, rétablissement et travail sans permis
Si vous présentez une demande de nouveau permis de travail avant l’expiration de votre permis actuel, la réglementation canadienne en matière d’immigration vous permet généralement de continuer à travailler aux mêmes conditions pendant que l’IRCC rend sa décision — on appelle souvent cela le statut maintenu (ou statut implicite).
L’IRCC a mis à jour ses directives sur le statut maintenu en vigueur depuis le 28 mai 2025, afin de préciser ce qui se passe après un refus : si votre première demande de prolongation est refusée et que vous en soumettez une nouvelle avant l’expiration de votre statut, vous conservez le statut maintenu pendant le traitement de cette seconde demande. Si vous soumettez la nouvelle demande après l’expiration de votre statut, vous n’avez pas de statut maintenu pour cette période de traitement.
Si votre permis a déjà expiré, le rétablissement du statut est un processus distinct : l’IRCC doit généralement recevoir votre demande de rétablissement dans les 90 jours suivant l’expiration de votre statut, et vous n’êtes normalement pas autorisé à travailler tant que votre statut n’est pas rétabli et qu’un nouveau permis n’est pas délivré.
Il existe une exception plus restreinte pour certains travailleurs étrangers qui détiennent une lettre de soutien d’une province ou d’un territoire participant : ils sont exemptés de plusieurs des conditions habituelles de rétablissement, y compris le délai de 90 jours — vérifiez si une telle lettre vous est réellement accessible avant de compter sur cette exception. En règle générale, changer d’employeur ou commencer un nouvel emploi avant que le permis correspondant ne soit réellement délivré n’est couvert par aucune des protections décrites ci-dessus.

Exemples de cas réels
Amara détient un CSQ et travaille pour une entreprise manufacturière près de Montréal. Elle a soumis sa demande fédérale de résidence permanente plus tôt en 2026, et celle-ci a subi la vérification de l’exhaustivité au cours de l’été. Comme elle est la demandeure principale, vit au Québec et détient toujours un permis de travail valide, elle a demandé un PTOT pour ne pas perdre sa capacité de travailler si son permis actuel expirait avant que l’IRCC ne termine l’étude de son dossier. Une fois son PTOT délivré, elle a pu travailler pour n’importe quel employeur au Québec en attendant, plutôt que d’être liée à l’employeur nommé sur son permis précédent.
Hugo est chef dans un restaurant de Trois-Rivières, où il travaille avec un permis lié à cet employeur qui expire en novembre 2026.
Après avoir reçu une invitation à présenter une demande de sélection permanente dans le cadre du PSTQ, il a soumis sa demande de sélection permanente au Québec. Son employeur a utilisé le portail des employeurs pour transmettre une nouvelle offre d’emploi sans avoir besoin d’EIMT, et Hugo a demandé le permis de travail lié à un employeur donné en vertu de la politique temporaire de l’IRCC, bien avant la date limite du 31 décembre 2026. Si le permis est approuvé, il pourra continuer à travailler dans le même restaurant pendant au plus 12 mois supplémentaires, le temps que sa demande provinciale progresse.
Mei détient un CSQ toujours valide, obtenu dans le cadre du Programme de l’expérience québécoise, et travaille à Laval avec un permis de travail postdiplôme. Elle n’a jamais été invitée dans le cadre du PSTQ et n’a pas encore soumis sa demande fédérale de résidence permanente — ni la mesure du PSTQ ni le PTOT ne s’appliquent donc encore à elle. Une entreprise de logistique près de Laval lui a offert un emploi, a soumis l’offre par le portail des employeurs et a payé les frais relatifs à la conformité de l’employeur de 230 $.
Mei a ensuite demandé un permis de travail fermé, lié à un employeur donné, dispensé d’EIMT, en sélectionnant la catégorie « Dispense de l’étude d’impact sur le marché du travail » ; comme détentrice d’un CSQ du Programme de l’expérience québécoise, elle n’avait pas besoin de CAQ. Le permis a été délivré pour la durée de deux ans de son offre d’emploi : elle peut continuer à travailler pendant qu’elle finalise sa demande de résidence permanente, qu’elle doit tout de même déposer pendant que son CSQ est valide, puisque le Québec ne renouvelle plus les CSQ.
Quand consulter un avocat en immigration
Chaque voie dépend de détails faciles à mal évaluer : la validité de votre CSQ à la date exacte de votre demande, le fait que votre demande ait subi ou non la vérification de l’exhaustivité, ou encore la règle applicable à votre conjoint selon votre situation familiale. Si votre permis approche de son expiration, qu’une demande antérieure a été refusée, ou que vous ne savez pas quelle voie correspond à votre cas, faites réviser votre dossier avant de soumettre quoi que ce soit. Nos avocats en immigration traitent régulièrement ce type de situation. Si la mesure du PSTQ est votre voie, agissez bien avant la date limite, car il reste peu de marge pour corriger une demande une fois déposée.
Foire aux questions
1. Quelle est la différence entre le permis de travail ouvert transitoire et le permis de travail PSTQ lié à un employeur donné ?
Le PTOT est ouvert — vous pouvez travailler pour n’importe quel employeur au Québec — mais vous n’y êtes admissible qu’une fois que votre demande fédérale de résidence permanente, déposée à titre de détenteur d’un CSQ, a subi la vérification de l’exhaustivité.
Le permis PSTQ vous lie à l’employeur déjà nommé sur votre permis actuel et devient accessible plus tôt, dès que vous avez été invité dans le cadre du PSTQ et que vous avez soumis votre demande de sélection permanente à titre de demandeur principal. Il faut toutefois que vous déteniez déjà un permis lié à un employeur du Québec qui expire au plus tard le 31 décembre 2026 (ou récemment expiré), et que vous présentiez votre demande au plus tard à cette date.
2. Combien de temps l’IRCC met-il à traiter un permis de travail ouvert transitoire ?
L’IRCC ne publie pas de délai de traitement distinct pour le PTOT. Ses instructions aux agents indiquent que les dossiers de résidence permanente des travailleurs qualifiés du Québec prennent habituellement 24 mois ou plus, d’où un premier PTOT généralement délivré pour 24 mois.
Pour le permis lui-même, la référence officielle la plus proche est la catégorie « Prolongation de permis de travail au Canada » de l’outil en ligne des délais de traitement de l’IRCC, qui change régulièrement ; tout chiffre précis sur le PTOT trouvé ailleurs en ligne est non officiel. Le plus prudent reste de présenter votre demande avant l’expiration de votre permis actuel, afin de pouvoir généralement continuer à travailler aux mêmes conditions pendant l’attente.
3. Ai-je besoin d’une évaluation de l’impact sur le marché du travail (EIMT) ou d’un nouveau CAQ pour ces permis ?
Dans le cadre de la politique temporaire du PSTQ, l’IRCC précise que vous n’avez pas besoin de soumettre une nouvelle EIMT ni un nouveau Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) avec votre demande.
Le permis lié à un employeur donné pour les détenteurs d’un CSQ vivant déjà au Québec est aussi dispensé d’EIMT, et, pour les CSQ délivrés dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés ou du Programme de l’expérience québécoise, le ministère de l’Immigration du Québec précise qu’aucun CAQ n’est exigé pour ce permis — que vous ayez déposé ou non votre demande fédérale de résidence permanente — ni pour le PTOT après la vérification de l’exhaustivité. Confirmez les exigences propres à votre voie avant de déposer votre demande.
4. Mon époux ou conjoint de fait peut-il travailler aussi ?
Cela dépend de la voie empruntée. Si vous utilisez la politique du PSTQ, l’admissibilité de votre conjoint repose sur le fait d’être inscrit sur votre demande de sélection permanente. Si vous avez déjà présenté une demande de résidence permanente à titre de détenteur d’un CSQ, votre propre permis doit avoir été délivré sur la base de cette demande (par exemple, un PTOT) et conserver au moins six mois de validité au moment où l’IRCC reçoit la demande de votre conjoint. Chaque régime a ses propres conditions — vérifiez celui qui correspond à votre dossier.
5. Que se passe-t-il si mon permis de travail expire avant que l’IRCC ne rende une décision sur ma demande ?
Si vous présentez une demande de nouveau permis avant l’expiration de l’actuel, vous continuez généralement à travailler selon vos conditions existantes pendant que l’IRCC traite la demande. Si votre permis a déjà expiré, vous devrez peut-être demander le rétablissement de votre statut dans les 90 jours suivant la date d’expiration, et vous n’êtes généralement pas autorisé à travailler tant que votre statut n’est pas rétabli et qu’un nouveau permis n’est pas délivré — bien que certains travailleurs étrangers détenant une lettre de soutien d’une province ou d’un territoire participant soient exemptés de ce délai de 90 jours.
Cet article est fourni à titre informatif et éducatif général seulement et ne constitue pas un avis juridique. La lecture de cet article ne crée pas de relation avocat-client avec Guzun et Associés Avocats. Les règles d’immigration canadiennes et québécoises, y compris les politiques de l’IRCC et les exigences du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec (MIFI), changent fréquemment, et les mesures temporaires décrites ci-dessus peuvent être modifiées ou abrogées sans préavis. Votre admissibilité à l’une ou l’autre de ces voies dépend des faits propres à votre dossier — consultez un avocat en immigration avant de vous fier à ces renseignements ou avant de soumettre une demande.
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Vous ne savez pas quel permis s’applique à votre situation, ou vous craignez que le vôtre expire avant que l’IRCC ne rende sa décision ? Un court premier appel d’information peut vous aider à comprendre vos options avant de soumettre quoi que ce soit.
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